Page suivanteIl existe un beau reportage d’un petit garçon qui a exactement cette attitude avec des marmottes des Alpes bavaroises. Près de Tayooka, au Japon, il existait et il existe peut-être toujours, une auberge isolée à l’orée d’une forêt. L’aubergiste avait coutume, après le départ du dernier client, de déposer les restes non consommés à l’extérieur près de la forêt. Il était attendu par un nombre important d’animaux par ailleurs sauvages habitués à cette démarche comme à un rituel. Nous y avons rencontrés une quarantaine de chiens viverrins (Nyctereutes procyonoides) et quelques renards, nullement farouches, attendre la distribution de nourriture.
Comme çà, dans l’herbe …..Tu ne diras rien….Chaque jour tu pourras t’asseoir un peu plus près….Mais il vaut mieux revenir toujours à la même heure. »
Dans Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry décrit de façon très poétique et très pertinente une telle situation : Le Petit Prince rencontre sur une des planètes qu’il visite un renard. Le renard lui demande de l’apprivoiser. Alors le Petit Prince lui demande à plusieurs reprises : « Qu’est ce que signifie « apprivoiser » ? Cela signifie « Créer des liens » lui répond finalement le renard. « Le Petit Prince n’a pas besoin du renard, ni le renard du Petit Prince. Le renard est semblable à cent mille renards. Mais s’il est apprivoisé par le Prince, ils auront besoin l’un de l’autre. Ils seront l’un pour l’autre unique au monde » Et le renard explique au Prince comment faire pour l’apprivoiser. : « Il faut être patient. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi.
Les animaux apprivoisés sont des animaux vivant en liberté, mais qui n’ont eu avec les hommes ou seulement certaines personnes que de bonnes expériences et cherchent alors le contact. Ces expériences donnent lieu à des instants privilégiés (Sternstunden, « heures étoilés », comme on dit en allemand).
Pour présenter des animaux sauvages dans un zoo, il faut prendre un grand nombre de précautions. En France, où cela était une pratique courante jusqu’au XX° siècle, on a pour cela forger le terme d’acclimatation, actuellement désuet. Les zoos étaient appelés Centres d’acclimatation. Les animaux étaient acclimatés .
Un animal sauvage est un animal libre qui n’a jamais connu l’homme que comme une menace mortelle qu’il faut absolument éviter. Ce sont des animaux chassables, chassés ou braconnés. Le gibier est donc un terme synonyme d’animal sauvage chassable. Un animal chassé est farouche, même si par nature il ne l’est pas. Mais on peut aussi appeler sauvage les animaux des réserves et parcs régionaux ou nationaux, qui, n’étant plus chassés, permettent à l’homme de les approcher de très près tout en refusant le contact direct. Les animaux des réserves africaines en sont un bon exemple. Si dans une réserve les animaux restent farouches, c’est qu’il y a braconnage.
D’autre part on confond souvent domestique et exotique. Par exemple le lama et l’alpaca sont strictement domestiques en Amérique du Sud, mais sont ressentis comme animaux sauvages, car exotiques, partout ailleurs. En réalité, ce qui caractérise un animal, pris isolément, ce n’est pas seulement son appartenance à une espèce, mais aussi, et même surtout, son origine et son vécu. Il est donc important de connaître l’histoire des animaux détenus par les zoos avant de commencer à discuter de la légitimité de leur détention. Au préalable, il est important de définir les adjectifs qui sont appliqués aux animaux. Il n’est question ici que des mammifères, des oiseaux et des reptiles, qui sont généralement visés par les détracteurs des zoos.
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